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Prise en charge ambulatoire des patients ayant une épilepsie

Réponses rapides dans le cadre du COVID-19 - Mis en ligne le 10 avr. 2020
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L’essentiel

  • Réponse rapide n°1 : Les patients atteints d’épilepsie ne sont pas à risque de développer une forme sévère de COVID-19 en l’absence de polyhandicap associé.
  • Réponse rapide n°2 : Afin de protéger les patients d’une contamination, le maintien ou le rétablissement de la continuité de la prise en charge est assuré par le médecin traitant, au mieux par téléconsultation, en lien avec le neurologue ou le neuropédiatre.
  • Réponse rapide n°3 : Au cours de la consultation de suivi, le médecin traitant questionne le patient sur : l’existence de crise (calendrier), l’observance du traitement (incluant comment le médicament est pris et la posologie), l’anxiété liée au contexte épidémique, les possibles troubles psychiatriques liés au confinement ou non, les effets indésirables des médicaments antiépileptiques.
  • Réponse rapide n°4 : Le médecin traitant ou l’équipe de soins accompagne le patient dans la décision partagée sur les modalités de levée du confinement et d’adaptation de son mode de vie en prenant en compte des facteurs épidémiologiques, médicaux, ainsi que des facteurs liés aux préférences du patient, à sa compréhension et son adhésion aux mesures barrière et à ses conditions de vie.
  • Réponse rapide n°5 : Le médecin traitant revoit avec le patient les stratégies pour le protéger d’une recrudescence des crises en insistant sur l’adhésion au traitement et en prescrivant les traitements adaptés pour les affections intercurrentes.
  • Réponse rapide n°6 : L’hydroxychloroquine peut réduire le seuil épileptogène et provoquer des crises épileptiques.

Contexte

La France est entrée le 14 mars 2020 en stade 3 de l’épidémie de COVID-19. Dans une lettre du 27 mars 2020 la DGS a saisi la HAS en vue d’élaborer des préconisations sur les spécificités des maladies chroniques dont la suspension de la prise en charge, dans le contexte du confinement et de sa prolongation, représente un risque pour les patients.

Les présentes préconisations portent sur l’épilepsie.

Les patients ayant une épilepsie ne sont pas plus susceptibles d’être atteint d’une infection par le SARS-Cov-2 que la population générale. Ils ne font pas partie de la population à risque de développer une forme grave d’infection à SARS-CoV-2. Cependant, le risque de forme grave pourrait être augmenté dans les épilepsies avec polyhandicap associé (par exemple les encéphalopathies épileptiques) en cas d’atteinte bulbaire ou respiratoire.


Ces réponses rapides, élaborées sur la base des connaissances disponibles à la date de leur publication, sont susceptibles d’évoluer en fonction de nouvelles données.

Retrouvez toutes les fiches réponses rapides dans le dossier COVID-19.

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