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Prise en charge de premier recours des patients suspectés de COVID-19 après la levée du confinement

Réponses rapides dans le cadre du COVID-19 - Mis en ligne le 26 juin 2020
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L’essentiel

  • Réponse rapide n°1 : La majorité des patients atteints du COVID-19 relève d’une prise en charge ambulatoire.
  • Réponse rapide n°2 : L’évaluation clinique initiale et de suivi est à effectuer préférentiellement en présentiel.
  • Réponse rapide n°3 : L’examen clinique incluant notamment la mesure de la saturation en O2 confirme ou infirme la décision de la prise en charge ambulatoire.
  • Réponse rapide n°4 : Chez un patient symptomatique :
    • Si le patient est vu en consultation entre J1 et J7 après le début des symptômes, prescrire un test RT-PCR sur un prélèvement nasopharyngé. Le test doit être réalisé par le laboratoire au plus près de la prescription médicale.
    • Si ce 1er test RT-PCR est négatif, en cas de forte suspicion : refaire un test RT-PCR entre J2 et J7 après le début des symptômes ou à défaut prescrire un test sérologique à faire à partir de J14.3.
    • Si le patient est vu en consultation entre J8 et J14, compte tenu de l’incertitude fréquente sur la date exacte du début des symptômes, un test PCR peut être prescrit en sachant que sa sensibilité diminue avec le temps et donc que la valeur prédictive négative du test diminue fortement de J8 à J14. Ainsi la présence d’un test positif confirme le diagnostic et renforce l’intérêt des mesures à visée épidémiologique mais la négativité du test ne l’élimine pas et ne permet pas de lever l’isolement si la présomption diagnostique est suffisamment importante pour des raisons cliniques et épidémiologiques.
    • Un test sérologique pourra être pratiqué après J14 en cas de négativité de la PCR ou de non-réalisation de celle-ci.
  • Réponse rapide n°5 : Chez un patient asymptomatique :
    • Si le patient consulte entre J1 et J10 à partir de la date d’exposition : Prescription d'un test RT-PCR à faire à partir de J3 et dès que possible avant J10.
    • Si le patient consulte après J10 à partir de la date d’exposition : Prescription d'un test sérologique à réaliser à partir de J20, ne pas prescrire de test RT-PCR.
  • Réponse rapide n°6 : La prise en charge globale ambulatoire d’un patient est identique pour les patients en attente du résultat de la RT-PCR, les patients ayant un test RT-PCR positif, et ceux à forte suspicion de COVID-19 ayant un test RT-PCR négatif.
  • Réponse rapide n°7 : L’isolement du patient est débuté en attente du résultat de la RT-PCR. À ce stade, les propositions de conduite à tenir vis-à-vis de l'entourage (isolement, dépistage...) reviennent au clinicien, et dépendent du niveau de suspicion chez le patient (signes cliniques, notion d’exposition, contexte épidémique), et des caractéristiques de l'entourage (fragilité, profession...).

Contexte

La France est entrée le 14 mars 2020 en stade 3 de l’épidémie de COVID-19. Ces réponses rapides concernent des patients suspects de COVID 19 dans le cadre des soins de premiers recours après la levée du confinement.

La durée médiane d’incubation de COVID-19 est de 5 à 6 jours (14 jours au maximum).

La phase contagieuse est de 8 jours en moyenne et commence 1 à 2 jours avant le début des symptômes.

Le COVID-19 est responsable d'une atteinte le plus souvent respiratoire, mais d'autres manifestations sont possibles (neurologiques, cognitives, cardio-vasculaires, digestives, hépatiques, rénales, méta-boliques, musculo-squelettiques, psychiatriques, dermatologiques, etc.), et/ou la décompensation d’une maladie chronique.

Il existe différentes formes cliniques de COVID-19 :

  • les formes asymptomatiques ;
  • les formes pauci symptomatiques ;
  • les formes avec pneumonie sans signe de gravité ;
  • les formes graves se manifestant soit d'emblée, soit secondairement par des aggravations à la fin de la première ou pendant la deuxième semaine avec des tableaux rapidement évolutifs nécessitant une hospitalisation conventionnelle ou en réanimation.

Les formes asymptomatiques ou paucisymptomatiques sont les plus fréquentes (85 % des patients).

La prise en charge de ces patients doit prendre en compte la contagiosité de l'infection virale qui nécessite de maintenir les mesures de protection, et la fragilité des patients susceptibles de présenter des décompensations rapides à type de défaillance respiratoire, de complications thrombo-emboliques ou cardiovasculaires.

La majorité des patients atteints du COVID-19 relève d'une prise en charge en ambulatoire.

 

Ces réponses rapides, élaborées sur la base des connaissances disponibles à la date de leur publication, sont susceptibles d’évoluer en fonction de nouvelles données.

Retrouvez toutes les fiches réponses rapides dans le dossier COVID-19.

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