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Symptômes prolongés suite à une Covid-19 de l’adulte - Diagnostic et prise en charge

Réponses rapides dans le cadre de la COVID-19 - Mis en ligne le 12 févr. 2021
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Faits récents

Des facteurs de risque de survenue des symptômes prolongés à la suite d’une Covid-19 ont été identifiés : l’hospitalisation et le nombre élevé de symptômes au cours de l’épisode initial.

De nouveaux symptômes ont été décrits digestifs, cutanés, des signes oculaires. Ils font l’objet de nouvelles fiches.

Les symptômes prolongés à la suite d’une Covid-19 peuvent toucher les adolescents et plus rarement les enfants (Une fiche spécifique sera élaborée).

L’OMS a proposé une définition de « l’état post-covid ». Cette définition va être amenée à évoluer. Elle définit cet état notamment par la présence de symptômes au-delà de 3 mois après l’épisode aigu.

Le périmètre de cette réponse rapide ne se limite pas à cette définition mais propose une prise en charge plus précoce des symptômes persistants (au-delà de 4 semaines), afin d’éliminer au plus vite les diagnostics différentiels dont certaines situations d’urgence, et de démarrer des traitements et/ou une rééducation/réadaptation.

 

L’essentiel

  • Réponse rapide n°1 : des symptômes prolongés au décours de la Covid-19 peuvent survenir même chez des personnes ayant fait des formes peu sévères. Ces symptômes sont polymorphes, et peuvent évoluer de façon fluctuante sur plusieurs semaines ou mois.
  • Réponse rapide n°2 : la majorité des patients peut être suivie en soins primaires dans le cadre d’une prise en charge holistique.
  • Réponse rapide n°3 : les symptômes les plus fréquemment rencontrés sont une fatigue pouvant être sévère, des troubles neurologiques (cognitifs, sensoriels, céphalées), des troubles cardio-thoraciques (douleurs et oppressions thoraciques, tachycardie, dyspnée, toux) et des troubles de l’odorat et du goût.  Des douleurs, des troubles digestifs et cutanés sont également fréquents.
  • Réponse rapide n°4 : devant un patient qui présente des symptômes prolongés au décours d’une Covid-19, il faut d’abord éliminer une complication de la phase aigüe, une décompensation de comorbidité et une autre cause que la Covid-19.
  • Réponse rapide n°5 : un examen clinique approfondi (dont un recueil d’informations bienveillant, la recherche d'une hypotension orthostatique et la mesure de la SpO2) peut s’aider d'échelles et d’un bilan paraclinique parcimonieux. Cet examen approfondi est nécessaire pour porter un diagnostic en rapport avec ces symptômes prolongés. Un PET scanner cérébral au FDG n'est indiqué que dans le cadre d'un protocole de recherche.
  • Réponse rapide n°6 : l’écoute est empathique et explore le patient dans sa globalité, Le médecin traitant est au centre du dispositif. La stratégie diagnostique et thérapeutique doit être personnalisée et centrée sur la personne en l’accompagnant. Il convient d’inciter les patients à apprendre à s’autogérer, connaitre leurs limites mais continuer à avoir des activités physiques, même modérées en respectant leurs capacités et en l’absence de contre-indications.
  • Réponse rapide n°7 : les traitements actuels sont essentiellement symptomatiques.
  • Réponse rapide n°8 : la rééducation a une place centrale et doit prendre en compte l’éventualité d’un syndrome d’hyperventilation et d’une exacerbation post-effort des symptômes ; rééducation olfactive en cas de troubles de l’odorat persistants ; réentraînement après exclusion des contre-indications à l’effort avec un éventuel soutien psychologique.
  • Réponse rapide n°9 : l’exploration de troubles anxieux et dépressifs et la proposition d'un soutien psychologique et d’une prise en charge adaptée sont à envisager à toutes les étapes du suivi.
  • Réponse rapide n°10 : un recours doit être possible dans des organisations pluridisciplinaires et pluriprofessionnelles, au niveau territorial.  Certains patients devraient pouvoir accéder à des services multidisciplinaires de rééducation, de réadaptation et de soutien.
  • Réponse rapide n°11 : malgré un recul encore limité, l’évolution observée fait alterner des phases d’exacerbation et de récupération. L’évolution se fait en règle vers une amélioration à un rythme variable selon les patients.
  • Réponse rapide n°12 : de nombreuses questions scientifiques persistent concernant les aspects épidémiologiques, physiopathologiques et thérapeutiques. Elles doivent faire l’objet de travaux de recherche financés.

 

Ce document est composé de 2 parties :

  • Les stratégies de premier recours (mise à jour)
  • Les fiches par symptôme ou spécialité :
    • Fiche Douleurs (mise à jour)
    • Fiche Douleurs thoraciques
    • Fiche Dyspnée
    • Fiche Fatigue (mise à jour)
    • Fiche Kinésithérapie - réentrainement à l’effort
    • Fiche Kinésithérapie - syndrome d’hyperventilation
    • Fiche Manifestations neurologiques
    • Fiche Lésions cutanées (nouvelle)
    • Fiche Troubles oculaires (nouvelle)
    • Fiche Symptômes digestifs (nouvelle)
    • Fiche Symptômes dysautonomiques (mise à jour)
    • Fiche Troubles du goût et de l’odorat
    • Fiche Troubles somatiques fonctionnels

 

Contexte

Cette réponse rapide fait suite à une saisine du Ministre de la santé en date du 14 décembre 2020 afin que la Haute Autorité de santé élabore, au travers d’une approche multidisciplinaire, des conduites à tenir, à destination des professionnels de santé, et principalement à ceux qui interviennent en premier recours, pour la prise en charge et l’orientation des patients qui présentent des symptômes prolongés à la suite d’une Covid-19.

La Covid-19 est une maladie d’expression polymorphe, tant par sa présentation clinique que par sa gravité et sa durée.

Dès la fin de la première vague épidémique en mai 2020, la persistance de symptômes plusieurs semaines ou mois après les premières manifestations, a été décrite chez plus de 20 % des patients après 5 semaines et plus et chez plus de 10 % des patients après 3 mois.[1].

À ce jour, l’hospitalisation et   un grand nombre de symptômes au cours de l’épisode initial ont été identifiés comme des facteurs de risque de symptômes prolongés.

Le caractère polysymptomatique et fluctuant de ces manifestations cliniques génère des interrogations et des inquiétudes pour les patients et les cliniciens.

Les données évolutives de la Covid sont encore rares et les mécanismes physiopathologiques sont au stade d’hypothèses. Le terme « Covid-long » a été créé et utilisé par les patients puis repris dans la littérature pour qualifier ce phénomène. En l’absence de données physiopathologiques et épidémiologiques précises, ce texte utilise la notion plus large de symptômes prolongés à la suite d’une Covid-19.

Une démarche pragmatique, rationnelle et scientifique de prise en charge de ces patients, dans le cadre d’une décision médicale partagée, pouvant être multidisciplinaire est nécessaire.

La prise en charge de ces symptômes peut être réalisée en soins primaires dans la grande majorité des cas. Des examens complémentaires peuvent être utiles. 

L’escalade des prescriptions d’examens complémentaires non pertinents est à éviter.

Ce document a pour objet de définir la prise en charge de premier recours des patients adultes présentant des symptômes prolongés. Les fiches techniques associées permettent de proposer les explorations cliniques et paracliniques nécessaires en premier recours selon les atteintes d’organes et/ou les symptômes présentés. Elles permettent également d’identifier les situations d’urgence et les situations qui nécessitent un recours spécialisé.


 

[1] Office for National Statistics. The prevalence of long COVID symptoms and Covid-19 complications : ONS ; 2020.


 

 

Ces réponses rapides, élaborées sur la base des connaissances disponibles à la date de leur publication, sont susceptibles d’évoluer en fonction de nouvelles données.

Retrouvez toutes les fiches réponses rapides dans le dossier Covid-19.

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