Nature de la demande

Extension d'indication

Nouvelle indication.

L’essentiel

Avis favorable au remboursement dans le traitement des patients adultes atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) ALK (kinase du lymphome anaplasique)-positif avancé non préalablement traité par un inhibiteur de l’ALK, en monothérapie.

Quel progrès ?

LORVIQUA (lorlatinib) apporte un progrès thérapeutique par rapport au crizotinib, au même titre que l’alectinib et le brigatinib, dans le traitement de première ligne du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) avancé avec un réarrangement du gène ALK (ALK positif).

Quelle place dans la stratégie thérapeutique ?

Dans le cas des CBNPC ayant une mutation ALK, la prise en charge a été profondément modifiée par l’arrivée de la thérapie ciblée anti ALK dont le premier représentant a été le crizotinib qui a montré sa supériorité par rapport à la chimiothérapie systémique. D’autres ITK anti ALK ont été développés par la suite (céritinib, alectinib, brigatinib). Selon les dernières recommandations AURA de 2022, compte tenu de la supériorité démontrée versus le crizotinib en termes de survie sans progression, l’alectinib (ALECENSA), le brigatinib (ALUNBRIG) et le lorlatinib (LORVIQUA) sont des options à privilégier dans le traitement de première ligne du cancer bronchique avec ALK+.

Place de LORVIQUA (lorlatinib) dans la stratégie thérapeutique :

Lorlatinib est une option de traitement supplémentaire dans le traitement du CBNPC avancé ALK+ en première ligne.

Tout comme l’alectinib et le brigatinib, sa supériorité par rapport au crizotinib a été démontrée uniquement en termes de survie sans progression. Au regard des données disponibles, sa place vis-à-vis de ces molécules reste à préciser. Toutefois, le choix d’un anti-ALK en première ligne doit prendre en compte le niveau de démonstration de chaque molécule et son profil de tolérance. Dans ce contexte, l’alectinib a démontré un effet sur les métastases cérébrales.

Par ailleurs, les conditions d’utilisation peuvent être discutées en cas de sensibilité de la mutation à la molécule (tel que déterminé par phénotypage des mécanismes de résistance par « biopsie liquide » ou prélèvement in situ), et après considération du rapport bénéfice/tolérance de chaque molécule.


Service Médical Rendu (SMR)

Important

Le service médical rendu par LORVIQUA (lorlatinib) est important dans cette nouvelle indication de l’AMM.


Amélioration du service médical rendu (ASMR)

IV (mineur)

Compte tenu :

  • de la démonstration de la supériorité de lorlatinib par rapport au crizotinib en termes de survie sans progression (critère de jugement principal) dans l’étude CROWN de phase III, ouverte : médiane non atteinte dans le groupe lorlatinib versus 9,3 mois dans le groupe crizotinib (HR =0,28 IC95% [0,19 ; 0,41], p <0,0001) ;
  • de la non démonstration d’une amélioration sur la survie globale (données immatures) ;
  • de l’absence de démonstration d’une amélioration de la qualité de vie ;
  • du profil de tolérance du lorlatinib marqué par notamment la survenue d’effets sur le système nerveux central (en particulier effets cognitifs et troubles de l’humeur majori-tairement de grades 1-2) ;
  • d’une comparaison indirecte ne permettant pas de se prononcer sur le bénéfice clinique du lorlatinib par rapport aux autres ITK anti ALK disponibles ;

la Commission de la transparence considère que LORVIQUA (lorlatinib) apporte une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR IV) par rapport à crizotinib au même titre que l’alectinib et le brigatinib dans le traitement des patients adultes atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé présentant un réarrangement du gène ALK (ALK +), non préalablement traité par un inhibiteur de l’ALK.


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