Possibilités de substituer l’urétrocystographie par l’échographie de contraste pour diagnostiquer ou suivre un reflux vésico-urétéral pédiatrique – Rapport d'évaluation
Origine et enjeux d’évaluation
Le CNP de radiologie (G4) a demandé à la HAS de préciser les indications et le bénéfice/risque qu’il pourrait y avoir à substituer l’urétrocystographie (UC) par l’échographie de contraste (EC) pour le diagnostic et le suivi des reflux vésico-urétéraux pédiatriques (RVU). Cette évaluation vise à apprécier le bienfondé d’inscrire l’acte d’EC à la CCAM.
Périmètre et méthode d’évaluation
Cette évaluation compare l’EC et l’UC et actualise l’évaluation du SonoVue® qui a été conduite en 2018 par la Commission de la Transparence.
Elle associe une revue systématique de la littérature avec méta-analyses (2017-2026) à la consultation d’experts, de parties prenantes et d’une institution (Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR)).
Elle évalue cinq champs ciblant l’intérêt diagnostique, le profil de sécurité, les enjeux patients et organisationnels, les conditions de réalisation et les indications de l’EC.
Résultats et conclusions
Les faits soumis à réserve et les opinions réunis dans ce rapport associent l’EC à une balance d’efficacité/sécurité favorable et en font une alternative possible dans les circonstances suivantes.
Une EC avec administration intravésicale de SonoVue® peut être mise en œuvre chez un patient pédiatrique après une échographie sans contraste :
- pour rechercher et grader un RVU ;
- ou pour suivre son évolution.
A cette deuxième ligne, l’UC est privilégiée à l’EC :
- si la visibilité échographique de l’appareil urinaire est insatisfaisante ;
- si un examen approfondi de l’urètre est nécessaire ;
- si un bilan préopératoire avec transmission d’une visualisation panoramique est demandé.
En dehors de ces circonstances, le choix de la modalité d’imagerie entre l’EC et l’UC dépend de son accessibilité locale, de ses contre-indications et du type de reflux suspecté (une suspicion de reflux de haut grade pourrait conduire à privilégier une UC). Ce choix est discuté avec le ou les titulaires de l’autorité parentale et, chaque fois que possible, avec le patient mineur.
Les données disponibles ne permettent pas de préciser dans ces indications la place respective de l’EC et de la cystographie mictionnelle isotopique directe.
La mise en œuvre d’une EC nécessite d’appliquer les conditions de réalisation qui ont été définies dans ce rapport en accord avec les professionnels, et qui sous-tendent notamment :
- un respect de la posologie, des contre-indications et précautions d’emploi du SonoVue® ;
- un respect des précautions et conditions de stérilité du sondage urinaire ;
- l’implication d’un radiologue (idéalement radiopédiatre) formé à cet acte (limiter la variabilité inter-opérateur), assisté d’un professionnel de santé habilité à administrer le produit de contraste ;
- la conduite et l’interprétation de l’examen échographique en mode harmonique à bas index mécanique, conformément aux modalités ayant été détaillées.
La population cible à associer à ces indications est inconnue.
Documents
- Possibilités de substituer l’urétrocystographie par l’échographie de contraste pour diagnostiquer ou suivre un reflux vésico-urétéral pédiatrique - Rapport d'évaluation
- Possibilités de substituer l’urétrocystographie par l’échographie de contraste pour diagnostiquer ou suivre un reflux vésico-urétéral pédiatrique - Annexes du rapport
- Echographie de contraste pour le diagnostic et le suivi du reflux vésico-urétéral chez l’enfant – Note de cadrage
