ITOVEBI (inavolisib) - Cancer du sein localement avancé ou métastatique
Nature de la demande
L'essentiel
Avis favorable au remboursement dans l’indication : « ITOVEBI, en association avec le pal-bociclib et le fulvestrant, est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d’un cancer du sein localement avancé ou métastatique, à récepteurs aux œstrogènes (RE) posi-tifs, HER2 négatif et présentant une mutation du gène PIK3CA, en récidive pendant ou dans les 12 mois suivant la fin d'une hormonothérapie adjuvante.
Les patients précédemment traités par un inhibiteur de CDK 4/6 en situation (néo)adjuvante doivent respecter un intervalle de temps d’au moins 12 mois entre l’arrêt du traitement par l’inhibiteur de CDK 4/6 et la survenue d’une récidive.
Chez les femmes en pré/périménopause et chez les hommes, l’hormonothérapie doit être associée à un agoniste de l’hormone de libération de la lutéinostimuline (LHRH). »
Quel progrès ?
Un progrès thérapeutique par rapport à l’association palbociclib/fulvestrant.
Quelle place dans la stratégie thérapeutique ?
ITOVEBI (inavolisib) est un traitement de première ligne du cancer du sein à un stade avancé (localement avancé ou métastatique), RH+/HER2- avec une mutation PIK3CA, et après une progression précoce pendant ou dans les 12 mois suivant la fin d’une hormonothérapie adjuvante.
Les patients précédemment traités par un inhibiteur de CDK 4/6 en situation (néo)adjuvante doivent respecter un intervalle de temps d’au moins 12 mois entre l’arrêt du traitement par l’inhibiteur de CDK 4/6 et la survenue d’une récidive.
Service Médical Rendu (SMR)
| Important |
Le service médical rendu par ITOVEBI 3 mg et 9 mg (inavolisib), comprimés pelliculés, est important dans l’indication de l’AMM. |
Amélioration du service médical rendu (ASMR)
| IV (mineur) |
Prenant en compte :
la Commission considère qu’ITOVEBI (inavolisib) en association au palbociclib/fulvestrant apporte une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR IV) par rapport à la bithérapie par palbociclib/fulvestrant, dans le traitement des patients adultes atteints d’un cancer du sein localement avancé ou métastatique, à récepteurs aux œstrogènes (RE) positifs, HER2 négatif et ayant une mutation du gène PIK3CA, en récidive pendant ou dans les 12 mois suivant la fin d'une hormonothérapie adjuvante. |
Avis économique
Ce produit a fait l’objet d’un avis économique rendu par la Commission d’évaluation économique et de santé publique le 10 février 2026.
L’avis économique porte sur une indication superposable à celle demandée au remboursement, à savoir le traitement des patients adultes atteints d’un cancer du sein localement avancé ou métastatique, RH+/HER2‑, présentant une mutation du gène PIK3CA, en récidive pendant ou dans les 12 mois suivant la fin d’une hormonothérapie adjuvante.
La Commission évaluation économique et de santé publique conclut que :
- Sous l’hypothèse retenue d’une efficacité similaire entre les inhibiteurs de CDK 4/6, l’évaluation de l’efficience d’ITOVEBI (inavolisib), en association avec le palbociclib et le fulvestrant, aboutit, au prix retenu dans la modélisation, à un ratio différentiel coût‑résultat (RDCR) de 775 608 €/QALY versus VERZENIOS (abemaciclib) en association au fulvestrant, sur un horizon temporel de 10 ans. Le RDCR élevé, s’explique par un surcoût important au regard d’un gain d’efficacité marginal et est jugé inacceptable pour la collectivité. La CEESP souligne en outre que ce RDCR pourrait être sous‑estimé en cas de non‑maintien du bénéfice clinique observé dans l’essai clinique sur l’horizon retenu.
- L’introduction d’ITOVEBI est associée à une augmentation très élevée des dépenses de l’Assurance Maladie, estimée à environ 635 millions d’euros cumulés sur 3 ans, principalement portée par les coûts d’acquisition des traitements, pour une population cible cumulée de 4 361 patients sur la période considérée. La CEESP souligne qu’un horizon temporel plus long conduirait à un impact budgétaire encore supérieur, interrogeant la soutenabilité financière pour le système de santé.
> ITOVEBI - Avis économique (pdf)
