Flash Sécurité Patient - « Fausses routes. Lorsqu’une petite boulette devient un très gros pépin »

Outil d'amélioration des pratiques professionnelles - Mis en ligne le 12 févr. 2026

Contexte

Les fausses routes représentent un problème important par leur fréquence, leur gravité et leur morbi-mortalité (pneumopathie d’inhalation, dénutrition, etc.). Selon 2 études, la prévalence de la dysphagie est estimée entre 8 et 15 % des personnes âgées à domicile, et entre 30 et 62 % de celles résidant en institution. Les fausses routes peuvent être causées, entre autres, par un âge avancé (presbyphagie), des maladies neurologiques (démence, maladie de Parkinson, etc.), des pathologies oto-rhino-laryngologiques (mycoses, cancer…), des troubles du comportement alimentaire, des interventions chirurgicales, une radiothérapie ou encore certains médicaments (neuroleptiques, benzodiazépines, opiacés…).

Pour que cela ne se reproduise pas

Afin de mieux gérer les risques liés aux fausses routes, il est nécessaire de mettre en place :

  • des mesures de prévention:
    • évaluation du risque de fausse route,
    • traçabilité dans le dossier patient informatisé,
    • formation aux bonnes pratiques de prévention,
    • protocolisation de la gestion de la texture alimentaire des repas,
    • sécurisation de l’accès aux cuisines ou aux repas des autres patients/résidents,
    • vigilance accrue lors de la prescription de médicaments susceptibles d’entrainer des fausses routes ;

 

  • des mesures de récupération et d’atténuation:
    • formation aux gestes de 1er secours,
    • disponibilité et maintenance du matériel d’urgence,
    • protocolisation des modalités d’alerte en cas d’urgence vitale.

 

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