IMFINZI (durvalumab) - Cancer de la vessie (TVIM)
Nature de la demande
L'essentiel
Avis favorable au remboursement dans l’indication : « IMFINZI en association avec la gemcitabine et le cisplatine en traitement néoadjuvant, suivi par IMFINZI en monothérapie en traitement adjuvant après une cystectomie radicale, est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints d’une tumeur résécable de la vessie infiltrant le muscle (TVIM) ».
Quel progrès ?
Un progrès thérapeutique par rapport à l’association gemcitabine/cisplatine.
Quelle place dans la stratégie thérapeutique ?
IMFINZI (durvalumab) dans le cadre du schéma de traitement péripopératoire incluant gemcitabine/cisplatine pour la phase néoadjuvante est un traitement de première intention. En l’absence de données, sa place vis-à-vis d’une chimiothérapie néoadjuvant suivie d’une immunothérapie par nivolumab en adjuvant pour les patients éligibles reste inconnue.
Service Médical Rendu (SMR)
| Important |
Le service médical rendu par IMFINZI (durvalumab), solution à diluer pour perfusion, est important dans l’indication de l’AMM. |
Amélioration du service médical rendu (ASMR)
| IV (mineur) |
Prenant en compte :
la Commission considère qu’en l’état actuel du dossier, IMFINZI (durvalumab) administré en néoadjuvant (en association à la gemcitabine et au cisplatine) puis en adjuvant (en monothérapie) apporte une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR IV) par rapport à l’association gemcitabine/cisplatine administrée uniquement en néoadjuvant, dans le traitement des patients adultes atteints d’une tumeur résécable de la vessie infiltrant le muscle (TVIM). |
Avis économique
Ce produit a fait l’objet d’un avis économique rendu par la Commission d’évaluation économique et de santé publique le 7 avril 2026.
L’avis économique porte sur une indication superposable à celle demandée au remboursement, à savoir les patients adultes atteints d’une tumeur résécable de la vessie infiltrant le muscle (TVIM), traités par durvalumab en association avec la gemcitabine et le cisplatine en néoadjuvant, suivi par durvalumab en monothérapie en traitement adjuvant après cystectomie radicale.
Dans la comparaison retenue par l’industriel, limitée à la stratégie gemcitabine + cisplatine en traitement néoadjuvant suivie d’une cystectomie radicale, l’analyse de référence montre qu’au prix retenu dans la modélisation, le durvalumab est associé à un ratio différentiel coût‑résultat de 38 086 €/QALY gagné (36 429 €/année de vie gagnée) sur un horizon temporel de 15 ans.
Cependant, cette estimation doit être interprétée avec précaution. D’une part, l’analyse est restreinte à un seul comparateur ne représentant qu’une partie de la pratique clinique en France. D’autre part, plusieurs choix méthodologiques, notamment le recours à des analyses exploratoires post‑hoc pour estimer les probabilités de transition et le faible taux de complétion des données de qualité de vie, génèrent une incertitude importante non entièrement explorée. Ces limitations ne permettent pas de définir les conditions de l’efficience du produit avec un degré acceptable d’incertitude.
L’impact budgétaire associé à l’introduction du durvalumab dans cette indication n’a pas été évalué par la Commission.
> IMFINZI - avis économique (pdf)
