Nature de la demande

Extension d'indication

L'essentiel

Avis favorable au remboursement dans l’indication : « SARCLISA est indiqué en association avec le bortézomib, le lénalidomide et la dexaméthasone, pour le traitement d'induction des patients adultes atteints d'un myélome multiple nouvellement diagnostiqué et éligibles à une autogreffe de cellules souches. »

 

Quel progrès ?

Un progrès thérapeutique de l’association de SARCLISA (isatuximab), au bortézomib, au lénalidomide et à la dexaméthasone en traitement d’induction (protocole IsaVRd) par rapport à l’association du bortézomib, du lénalidomide et de la dexaméthasone en traitement d’induction (protocole VRd).

 

Quelle place dans la stratégie thérapeutique ?

L’association de SARCLISA (isatuximab) au bortézomib, au lénalidomide et à la dexaméthasone (protocole IsaVRd) constitue un traitement de première intention dans le traitement d’induction des patients adultes atteints d’un myélome multiple nouvellement diagnostiqué et éligibles à une autogreffe de cellules souches. En l’absence de données comparatives, la place du protocole IsaVRd par rapport au protocole DVRd (associant le bortézomib, le lénalidomide et la dexaméthasone au daratumumab suivi par un traitement d’entretien par le daratumumab et le lénalidomide), et au protocole DVTd (associant le bortézomib, le thalidomide et la dexaméthasone au daratumumab), ne peut être définie.


Service Médical Rendu (SMR)

Important

Le service médical rendu par SARCLISA 20 mg/ml (isatuximab), solution à diluer pour perfusion, en association avec le bortézomib, le lénalidomide et la dexaméthasone en phase d’induction (protocole IsaVRd) est important dans l’indication de l’AMM.


Amélioration du service médical rendu (ASMR)

IV (mineur)

Compte tenu de :

  • la démonstration de la supériorité de l’association SARCLISA (isatuximab) au bortézomib, au lénalidomide et à la dexaméthasone en phase d’induction (IsaVRd) par rapport à l’association bortézomib, lénalidomide et dexaméthasone (VRd), dans la partie 1 (induction) de l’étude GMMG-HD7, de phase III, randomisée (double randomisation), en ouvert, sur :
    • le taux de MRD négative au seuil 10-5 à la fin de l’induction, critère de jugement principal, avec un taux de 50,5 % dans le groupe IsaVRd versus 35,6 % dans le groupe VRd, soit une différence absolue de 14,8 points de pourcentage (IC95% [7,32 ; 22,28]) ;
    • la SSP, à partir de la 1ère randomisation, indépendamment de la 2ème randomisation (IsaVRd-R ou IsaVRd-IsaR versus VRd-R ou VRd-IsaR), premier critère de jugement secondaire hiérarchisé, après un suivi médian de 49,31 mois, avec un HR = 0,70 ; (IC95% [0,52 ; 0,95] ; p unilatéral = 0,0113), ainsi que la SSP selon le schéma d’induction chez les patients ayant reçu un traitement d’entretien par lénalidomide seul (IsaVRd-R versus VRd-R), estimée par une méthode de pondération par l’inverse de la probabilité, deuxième critère de jugement secondaire hiérarchisé, avec un HR = 0,62 ; (IC95% [0,42 ; 0,91] ; p = 0,0066) ;

et malgré :

  • le choix du taux de MRD négative à la fin de l’induction comme critère de jugement principal, correspondant à un critère intermédiaire évalué à un stade précoce de la prise en charge ; sans démonstration établie de sa validité en tant que critère de substitution d’un critère cliniquement pertinent ;
  • les nombreux amendements substantiels du protocole et du plan d’analyse statistique, dont certains postérieurs à la fin des inclusions ;
  • la réalisation en ouvert de l’étude ;
  • la présence d’un déséquilibre dans la nature des événements observés entre les groupes sur la SSP à partir de la première randomisation, avec une incidence cumulée de décès sans progression plus élevée dans le groupe IsaVRd (34,7 %) que dans le groupe VRd (12,8 %), p = 0,038, test de Gray ;
  • le comparateur (VRd) qui n’est pas le plus cliniquement pertinent au regard de la pratique actuelle, en effet, ce protocole est peu utilisé en pratique courante ;
  • l’impossibilité de quantifier l’apport de cette association par rapport aux protocoles DVRd et DVTd en raison d’un développement concomitant ;
  • l’absence de bénéfice démontré sur la survie globale à partir de la première randomisation ;
  • l’absence de conclusion formelle pouvant être tirée des données de qualité de vie ;
  • le profil de tolérance marqué par une fréquence élevée d’événements indésirables de grade ≥ 3, globalement comparable entre les groupes (63,6 % dans le groupe IsaVRd versus 61,3 % dans le groupe VRd), avec néanmoins une proportion plus élevée de neutropénies dans le groupe IsaVRd (16,1 % versus 4,0 %) ;

la Commission considère que SARCLISA 20 mg/ml (isatuximab), solution à diluer pour perfusion, en association avec le bortézomib, le lénalidomide et la dexaméthasone en phase d’induction (protocole IsaVRd), apporte une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR IV) par rapport à l’association du bortézomib, du lénalidomide et de la dexaméthasone en traitement d’induction (protocole VRd).


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