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L'essentiel

Avis favorable au remboursement dans « le traitement intermittent de fluctuations motrices épisodiques (périodes dites OFF) chez les patients adultes atteints de la maladie de Parkinson (MP) traités par de la lévodopa associée à un inhibiteur de la dopa-décarboxylase ».

 

Quel progrès ?

Pas de progrès dans la prise en charge.

 

Quelle place dans la stratégie thérapeutique ?

INBRIJA (lévodopa) constitue une option thérapeutique de deuxième intention dans la stratégie thérapeutique du traitement intermittent de fluctuations motrices épisodiques (périodes dites OFF) chez les patients adultes atteints de la maladie de Parkinson (MP) traités par de la lévodopa associée à un inhibiteur de la dopa-décarboxylase, au regard des alternatives de première intention disponibles comprenant les spécialités à base d’apomorphine administrables par voie sous-cutanée discontinue.

A noter que les patients avec une dyskinésie sévère ou une hypotension orthostatique symptomatique malgré un traitement adéquat étaient exclus des études.

Conformément au RCP, les patients doivent être stabilisés sous traitement par lévodopa associée à inhibiteur de la dopa-décarboxylase avant de commencer INBRIJA (lévodopa).


Service Médical Rendu (SMR)

Modéré

Le service médical rendu par INBRIJA (lévodopa) 33 mg, poudre pour inhalation en gélule, est modéré dans l’indication de l’AMM.


Amélioration du service médical rendu (ASMR)

V (absence)

Compte-tenu :

  • de la démonstration de la supériorité de la lévodopa inhalée par rapport au placebo au cours d’une étude pivot de phase III (étude SPAN-PD) sur :
    • le critère de jugement principal de l’étude pivot SPAN-PD (score UPDRS - partie III 30 minutes après l’administration à la 12ème semaine de traitement par rapport à la pré-administration chez les patients en période OFF) : -9,8 points versus -5,9 points, soit une différence moyenne de -3,92 points (sur 56 points) ; IC95% [-6,84 ; -1,00] ; p=0,009,
    • la proportion de patients en état OFF ayant atteint et maintenu un état ON dans les 60 minutes suivant l’administration du traitement à la 12ème semaine de traitement (premier critère de jugement secondaire hiérarchisé) : 57,7% versus 36,1% ; p=0,003,

mais au regard :

  • de la quantité d’effet du critère de jugement principal de l’étude pivot SPAN-PD (score UPDRS - partie III 30 minutes après l’administration à la 12ème semaine de traitement par rapport à la pré-administration chez les patients en période OFF), inférieure à la taille d’effet prévue au protocole d’une différence de 5,0 points mais également à la limite de la différence minimale cliniquement pertinente, variant de -2,5 à -4,0 points selon les experts,
  • de l’absence de démonstration de la supériorité de la lévodopa inhalée par rapport au placebo au cours de l’étude pivot SPAN-PD sur la variation du score UPDRS – partie III dans les 20 minutes après l’administration à la 12ème semaine de traitement par rapport à la pré-administration chez les patients en période OFF (deuxième critère de jugement secondaire hiérarchisé) : -9,0 points versus -6,5 points, soit une différence moyenne de -2,55 points (sur 56 points) ; IC95% [-5,22 ; 0,13] ; p=NS, interrompant la séquence hiérarchique,
  • de l’absence de donnée comparative robuste versus comparateur actif, notamment l’apomorphine administrable par voie sous-cutanée discontinue bien qu’une comparaison directe était possible, ne permettant pas de positionner les traitements entre eux,
  • de l’absence de démonstration sur la qualité de vie, faute de données robustes,
  • du profil de tolérance marqué par des événements indésirables spécifiques de type respiratoires,

la Commission considère que INBRIJA (lévodopa) 33 mg, poudre pour inhalation en gélule, n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) dans la stratégie thérapeutique actuelle qui comprend les spécialités à base d’apomorphine administrables par voie sous-cutanée discontinue.


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