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L'essentiel

Avis favorable au remboursement dans « le traitement de fond additionnel de l'asthme sévère associé à une inflammation de type 2, caractérisée par la présence d’éosinophiles sanguins, chez les adultes et les adolescents de 12 ans et plus, insuffisamment contrôlés par des corticostéroïdes inhalés à dose élevée associés à un autre traitement de fond de l’asthme et répondant aux critères suivants :

  • un taux d’éosinophiles sanguins ≥300 cellules/μL au cours des 12 derniers mois précédant le début du traitement ou ≥ 150 cellules/μL au début du traitement ;

ET

  • ayant au moins deux exacerbations nécessitant l'utilisation d'un corticostéroïde systémique au cours des 12 derniers mois précédant le début de traitement malgré un traitement de fond avec des corticoïdes inhalés à dose élevée associés à un autre bronchodilatateur pendant au moins 3 mois (LABA, LAMA, LTRA, théophylline). »

Avis défavorable au remboursement dans les autres situations cliniques de l’AMM concernant l’asthme. 

 

Quel progrès ?

Pas de progrès dans la prise en charge.

 

Quelle place dans la stratégie thérapeutique ?

Dans le périmètre du remboursement :

EXDENSUR (dépémokimab) est une alternative thérapeutique qui entre dans le cadre d’un traitement de fond additionnel de l'asthme sévère associé à une inflammation de type 2, caractérisée par la présence d’éosinophiles sanguins, chez les adultes et les adolescents de 12 ans et plus, insuffisamment contrôlés par des corticostéroïdes inhalés à dose élevée associés à un autre traitement de fond de l’asthme et répondant aux critères suivants :

  • un taux d’éosinophiles sanguins ≥300 cellules/μL au cours des 12 derniers mois précédant le début du traitement ou ≥ 150 cellules/μL au début du traitement ;

ET

  • ayant au moins deux exacerbations nécessitant l'utilisation d'un corticostéroïde systémique au cours des 12 derniers mois précédant le début de traitement malgré un traitement de fond avec des corticoïdes inhalés à dose élevée associés à un autre bronchodilatateur pendant au moins 3 mois (LABA, LAMA, LTRA, théophylline).

En l’absence de comparaison directe par rapport aux autres produits biologiques (cf. 5.1 Comparateurs cliniquement pertinents), la place de EXDENSUR (dépémokimab) parmi les autres produits biologiques disponibles dans l’asthme sévère reste à préciser.

Dans le périmètre de l’AMM :

En l’absence de données cliniques robustes, EXDENSUR (dépémokimab) n’a pas sa place dans la stratégie thérapeutique dans les autres situations cliniques de l’AMM concernant l’asthme.

 

Recommandations particulières

La Commission recommande le statut de médicament d’exception pour EXDENSUR (dépémokimab) dans cette indication.


Service Médical Rendu (SMR)

Faible

Le service médical rendu par EXDENSUR (dépémokimab) est faible dans le traitement de fond additionnel de l'asthme sévère associé à une inflammation de type 2, caractérisée par la présence d’éosinophiles sanguins, chez les adultes et les adolescents de 12 ans et plus, insuffisamment contrôlés par des corticostéroïdes inhalés à dose élevée associés à un autre traitement de fond de l’asthme et répondant aux critères suivants :

  • un taux d’éosinophiles sanguins ≥300 cellules/μL au cours des 12 derniers mois précédant le début du traitement ou ≥ 150 cellules/μL au début du traitement ;

ET

  • ayant au moins deux exacerbations nécessitant l'utilisation d'un corticostéroïde systémique au cours des 12 derniers mois précédant le début de traitement malgré un traitement de fond avec des corticoïdes inhalés à dose élevée associés à un autre bronchodilatateur pendant au moins 3 mois (LABA, LAMA, LTRA, théophylline).
Insuffisant

Le service médical rendu par EXDENSUR (dépémokimab) est insuffisant dans les autres situations cliniques de l’AMM concernant l’asthme.


Amélioration du service médical rendu (ASMR)

V (absence)

Compte tenu :

  • de la démonstration de supériorité d’EXDENSUR (dépémokimab) par rapport au placebo dans deux études randomisées, en double aveugle, réalisées chez des adultes et adolescents de 12 ans et plus, insuffisamment contrôlés par des corticostéroïdes inhalés à dose élevée associés à un autre traitement de fond de l’asthme (SWIFT-1 et SWIFT-2), sur le taux annualisé d’exacerbations sévères d’asthme à 52 semaines, critère de jugement principal cliniquement pertinent avec une quantité d’effet modeste avec un rapport de taux (rate ratio) de 0,42 (IC 95 % = [0,30 ; 0,59] ; p <0,001) pour SWIFT-1 et de 0,52 (IC 95 % = [0,36 ; 0,73] ; p<0,001) ;
  • de son profil de tolérance acceptable ;
  • du besoin médical partiellement couvert chez les adultes et adolescents ayant un asthme sévère non contrôlé malgré un traitement optimisé ;

mais au regard de :

  • la population incluse dans les études SWIFT-1 et SWIFT-2 qui ne correspondait pas à celle du périmètre revendiqué, sans possibilité d’estimer le nombre de patients répondant aux critères de ce dernier ;
  • l’absence de données comparatives versus les autres biothérapies utilisées dans la prise en charge de l’asthme sévère à ce stade de la maladie ;
  • une taille d’effet modeste en valeur absolue, avec une réduction moyenne non ajustée respective dans les essais SWIFT-1 et SWIFT-2 de 0,52 à 0,64 exacerbations par an ;
  • des incertitudes sur la durée optimale de traitement en l’absence de donnée d’efficacité et de tolérance à plus long terme ;
  • l’absence de démonstration sur l’amélioration des symptômes et de la fonction pulmonaire (évalués par la mesure du VEMS, de l’ANSD et de l’ADSD) ou sur le taux annualisé d'exacerbations nécessitant une hospitalisation et/ou une visite aux urgences pendant 52 semaines ; 
  • une absence de différence statistiquement significative par rapport au placebo sur la qualité de vie évaluée par le score SGRQ, ainsi qu’une absence de démonstration d’un effet sur le score ACQ-5 en raison de l’interruption de la procédure de test hiérarchisée ;
  • le faible nombre de patients adolescents inclus dans ces études comptant seulement 8 patients dans l’étude SWIFT-1 et 22 patients dans l’étude SWIFT-2 ;

La Commission considère qu’EXDENSUR (dépémokimab) n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) dans le traitement de fond additionnel de l'asthme sévère associé à une inflammation de type 2, caractérisée par la présence d’éosinophiles sanguins, chez les adultes et les adolescents de 12 ans et plus, insuffisamment contrôlés par des corticostéroïdes inhalés à dose élevée associés à un autre traitement de fond de l’asthme et répondant aux critères suivants :

  • un taux d’éosinophiles sanguins ≥300 cellules/μL au cours des 12 derniers mois précédant le début du traitement ou ≥ 150 cellules/μL au début du traitement ;

ET

  • ayant au moins deux exacerbations nécessitant l'utilisation d'un corticostéroïde systémique au cours des 12 derniers mois précédant le début de traitement malgré un traitement de fond avec des corticoïdes inhalés à dose élevée associés à un autre bronchodilatateur pendant au moins 3 mois (LABA, LAMA, LTRA, théophylline).
Sans objet

Dans les autres situations cliniques de l’AMM concernant l’asthme : sans objet.


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